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Expositions virtuelles

 

Relevé en élévation des façades ouest (rue des Pastoureaux) et sud (rue Etienne-Dolet) montrant les restitutions des différentes phases.

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Une maison reconstruite à la fin du XVe siècle

La maison, située à l’angle des rues Etienne-Dolet et des Pastoureaux, est reconstruite entre 1495 et 1500 (datation dendrochronologique ; phase 2). Seul le mur pignon oriental de ce nouveau bâtiment est en maçonnerie, puisque les trois autres parois sont en pan de bois. Les deux façades sur rue présentent une ossature à croix de Saint-André, tandis qu’une armature plus simple, à grille, a été préférée pour le mur nord donnant sur la cour et sur la tourelle d’escalier. Le hourdis est fait de briques. Le rez-de-chaussée était dévolu au commerce et probablement doté de devantures de boutique sur ces deux façades. Les étages, servant de logements, sont éclairés par des croisées (fenêtres à meneau à traverse) parfois jouxtées d’une demi-croisée (fenêtre à traverse) ou accompagnées de petits jours rectangulaires. Le comble, couvert par une charpente à pannes, était éclairé par de lucarnes situées au droit des baies principales des étages. L’étude a confirmé que les deux façades (sud et ouest) se trouvaient initialement en avancée sur les rues. Il n’a pas été possible de vérifier s’il s’agissait de façades à l’aplomb (hypothèses 2 ou 3) ou si les étages étaient en encorbelle­ment par rapport au rez-de-chaussée (hypothèse 1).

Le recul des façades

Ces façades sont reculées durant la 2e moitié du XVIe siècle ou au XVIIe siècle (phase 3) afin d’élargir le carrefour. Ces ajustements expliquent certaines irrégularités visibles aujourd’hui sur les parois : suppression des panneaux de croix de Saint-André à l’est de la façade rue Etienne-Do­let ; pièces de bois raccourcies aux extrémités de cette même façade ; décalage vers le nord de deux compartiments de pan­neaux de croix de Saint-André sur la façade rue des Pastoureaux, au détriment des anciennes croisées des étages qui sont alors transformées en demi-croisées.

Les réfections du XVIIIe siècle

Les remaniements du XVIIIe siècle sont communs à d’autres maisons orléanaises de cette époque (phases 5 et 6) : réfection du hourdis qui est peint en blanc tandis que les pièces de bois sont recouvertes d’un pigment ocre-jaune ; modifications des baies pour l’accueil de nouvelles menuiseries (suppression des meneaux et des traverses, comblements des jours) ; pose de tirants métalliques pour renforcer la structure des pans de bois. C’est à cette époque qu’est construite la maison voisine à l’est, présentant une façade en pan de bois à grille sur la rue Etienne-Dolet. Les façades seront recouvertes par un enduit au plâtre au XIXe siècle (phase 7).


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