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L'objet du mois

Les fouilles récentes menées au Lycée Saint-Euverte ont permis la découverte d'un abondant mobilier archéologique. Parmi les objets découverts, cet objet mystère à découvrir sous la forme d'un puzzle.


Vous avez trouvé de quel objet il s'agit ?

Cet objet en bronze est un balsamaire provenant du site du lycée Saint-Euverte, plus précisément des remblais de démolition comblant une cave gallo-romaine après son abandon.

Un ustensile de toilette sophistiqué

Le terme « balsamaire » désigne un petit récipient d'époque romaine destiné à contenir des parfums ou des baumes, l'origine du mot étant balsamum (« huile parfumée », « baume »). Plusieurs catégories différentes en sont connues, et notamment celles des vases plastiques anthropomorphes en bronze. Ce type de balsamaire est très standardisé : ils sont généralement pourvus d'une ouverture circulaire sans col au sommet du crâne, fermée par un couvercle à charnière, ainsi que d'une anse mobile. Le buste creux du personnage représenté constitue la panse du récipient. L'iconographie des balsamaires anthropomorphes se répartit en plusieurs types, dont les plus utilisés sont celui du jeune homme, les représentations d'Éthiopiens ainsi que les sujets bacchiques (liés à Bacchus, le dieu du vin).

Le balsamaire du lycée Saint-Euverte adopte la forme d'un buste de jeune homme nu, tronqué sous la poitrine et avec seulement l’amorce des bras. Le visage est ovale, les lèvres charnues et l’expression du visage impassible. La chevelure est courte, bouclée et épaisse. Il s'agit ici du type le plus courant des vases plastiques anthropomorphes, à savoir les bustes juvéniles. Le traitement de la chevelure et de la physionomie n'est d'ailleurs pas sans rappeler les représentations d'Antinoüs, favori de l'empereur Hadrien (117-138).

Une fonction encore discutée

Si l'on parle aujourd’hui le plus souvent d'un balsamaire comme d'un vase à parfum – ce qu'indique déjà son étymologie –, l'usage des vases plastiques anthropomorphes reste encore mal défini. L'absence de goulot ou de bec verseur met en doute leur emploi pour des liquides. Certains chercheurs ont proposé l'hypothèse d'un produit sec, granuleux ou en poudre, comme des poudres à parfums ou encore des épices coûteuses.


L'objet fera prochainement l'objet d'une restauration.

Rédaction de la notice par Noémie Wavrer.

 

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