17 mai 2019

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Journée d'étude : Archéologie du fait urbain

 

Le vendredi 17 mai 2019, lors de la seconde journée d'étude du thème transversal Archéologie du Fait Urbain (AFU) consacré à la "Veille sur la ville", le Pôle d'archéologie a présenté une communication sur la modélisation et l'évolution du parcellaire urbain ancien d'Orléans au sein d'une Synthèse d'Archéologie Urbaine.

 


Résumé de la communication

Le Pôle d’archéologie de la ville d’Orléans s’est récemment doté d’une base de données sur SIG de type SAU. En l’état, l’implémentation progressive des données dans cette base concerne principalement la carte archéologique (emprises des opérations, données de fouille, découvertes fortuites), la modélisation du terrain naturel et de la topographie urbaine, ainsi que la création d’entités chrono-fonctionnelles destinées à restituer l’évolution de la ville depuis ses origines. Cette démarche globale se traduit par un travail de fond colossal qui nécessitera plusieurs années d’investissement pour tenter d’écluser, a minima, le passif opérationnel.

De nouvelles interrogations émergent à partir de travaux de recherche en cours sur un îlot du centre urbain qui a fait l’objet d’opérations anciennes et de diagnostics récents, précédents très probablement la réalisation d’une fouille. Cet îlot est traversé en son centre par l’enceinte urbaine tardo-antique, intégrée à la fin du Moyen Âge dans l’habitat. L’étude du parcellaire ancien de cet îlot à partir des cadastres anciens permet de cerner l’évolution de ce parcellaire à des dates bien définies (plans de 1770 (?), 1779 et cadastre napoléonien de 1823). Le dépouillement des terriers, censives et actes notariés de cet îlot complète ce panorama, en l’étendant chronologiquement jusqu’au milieu du XVe s. Ainsi, en parallèle des données archéologiques, ce travail de dépouillement permet de restituer l’évolution de cet îlot de manière assez fine (parcelle par parcelle) et chronologiquement bien définie.

L’intégration de ces informations à la base de données SAU pose cependant de nombreuses questions : comment intégrer la multiplicité de propriétaires d’une même parcelle à travers le temps ? Comment retranscrire l’évolution du parcellaire ancien (parcelles scindées, regroupées, dissociées…) ? Comment lier des données anciennes non spatialisées (terriers, actes notariés…) à des entités parcellaires plus récentes (cadastre napoléonien par exemple) sans dénaturer ou dévoyer l’information ?

https://faiturbain.hypotheses.org/les-journees-de-lafu/journee-afu-2019

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