Accueil > Patrimoine > Musée virtuel > Faïence du XVIIe siècle

Patrimoine

Affichage détaillé (Musée virtuel)


Faïence du XVIIe siècle

Orléans

Place du Martroi45000Orléans

Matière

Chronologie

Datation contexte de découverte :
Comblement de latrines, fin du XVIIe-début du XVIIIe siècle

Informations administratives

: 45 234 022

Site archéologique

Place du Martroi et rues adjacentes
Vases en faïence découverts dans les latrines des maisons bâties au sud de la place du Martroi et détruites au XVIIIe siècle lors du percement de la rue Royale (crédits : DRAC Centre)

Des céramiques méconnues relativement courantes

Actuellement, le lot de faïence le plus important et le plus ancien, trouvé à Orléans demeure celui provenant du comblement brutal de latrines découvertes en 1986 Place du Martroi. Ce lot est daté de la deuxième moitié du XVIIe - première moitié du XVIIIe siècle. Parmi un ensemble d’environ 300 récipients, la faïence y représente 14,4 %. Il s’agit principalement de vaisselle de table (assiettes, plats et pichets), complétée par divers pots à pharmacie (albarelli et pots à onguents) et pots de chambre.

Si une part importante de faïence blanche est sans caractéristique particulière, plusieurs vases décorés de motifs bleus rappellent les productions nivernaises, que l’on sait toutefois imitées et très largement copiées dans toute la France.

En dehors de cette possible parenté qui s’établit sur les décors, il est très difficile encore aujourd’hui, à défaut de signatures, de raccorder les faïences et les centres de production. 

Les indices d’une production locale

Pourtant, la production de faïence à Orléans est supposée dès le XVIIe siècle d’après les archives.

Dans le quartier Saint-Marceau tout d’abord, en rive gauche de la Loire, est mentionné au travers d’un acte de baptême du 16 janvier 1605, Nicolao Insola d’origine italienne. Il est présenté comme « marchant mestre en façon de vesselle de fayence » et plus loin « maistre en œuvres de vaisselle de fayence et marchant demourant au Porterau d’Orléans ».

On note une deuxième mention dans le quartier oriental d’Orléans, d’après le baptême à Notre-Dame-du-Chemin, le 2 novembre 1676 de Pierre, Fils de Estienne Moynault fayencier et de Marie Bigot.

Ces deux mentions sont toutefois ambiguës, en raison du terme employé de « fayencier », recouvrant aussi bien les marchands et simples dépositaires, que les fabricants.

Un indice plus tardif, mais indiscutable de fabrication de faïence à Orléans, nous est offert par une fontaine en forme de Bacchus à califourchon sur un tonneau, conservée au Musée Historique d’Orléans et qui porte la mention « faict à orléans le 21 de cenbre 1668 ».

La nécessaire construction de référentiels

Sans la constitution d’ensemble bien datés attribués à des potiers locaux bien identifiées, il ne sera pas possible de faire progresser nos connaissances. Ce travail passe par la fouille des occupations modernes et la collecte systématique des céramiques, mais également par le recensement des ateliers et manufactures de céramiques et leur étude lorsque cela est possible.


Espace personnel