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Patrimoine

Affichage détaillé (Musée virtuel)


Pot à encens

La-Chapelle-Saint-Mesmin

Parvis de l'église

Matière

Chronologie

Datation contexte de découverte :
Comblements de sépultures, XIVe-XVe siècle

Informations administratives

: 45 075 018

Site archéologique

Parvis de l'église
Pot en céramique (coquemar) de la fin du Moyen Âge issus du vaisselier domestique et réutilisés comme pot à encens, parvis de l'église de la Chapelle Saint-Mesmin (crédits : Pôle d'archéologie, 2016).Ensemble de pots à encens, fouille archéologique du parvis de l'église de la Chapelle Saint-Mesmin (crédits : Pôle d'archéologie, 2016)Bas-relief du tombeau du Prince Louis, fils aîné de Louis IX, vers 1260, provenant de l'Abbaye de Royaumont (Val d'Oise) (crédits : musée Carnavalet, Paris).Détail du bas-relief du tombeau du Prince Louis, fils aîné de Louis IX, vers 1260, provenant de l'Abbaye de Royaumont (Val d'Oise) (crédits : musée Carnavalet, Paris).

L’appellation "vase à encens" est couramment employée par les archéologues à l’encontre des vases en céramique découverts dans les sépultures du Moyen Âge. Elle se rapporte à des pots du vaisselier domestique courant (généralement pour la cuisson ou le service des boissons), utilisés lors de la cérémonie funéraire comme récipient pour y mettre des charbons ardents sur lesquels est déposé de l’encens. À l’issue, les céramiques sont déposées dans la tombe où les archéologues les retrouvent parfois intacts.

Une pratique funéraire dans des vases à l'usage domestique

L’examen de ces vases montre certaines constantes. Il s’agit de vases neufs acquis auprès des potiers locaux, parfois de second choix car certains présentent des défauts. La panse est percée de trous permettant le passage de la fumée odorante et le bon déroulement de la combustion. Les perforations sont réalisées à la pointe du couteau, avec un poinçon ou une chignole.

Plusieurs interprétations sont données pour cet usage : un rôle pratique (couvrir les odeurs cadavériques) ; un rôle symbolique (caractère sacré de la tombe) ou cultuel (purification).

Une pratique courante, témoin du statut social

La pratique du dépôt du vase à encens dans les sépultures est attestée par l’archéologie entre le XIe et le XVIIe siècle. Dans la région Centre-Val de Loire, l'emploi généralisé du "vase-encensoir" depuis le XIIe siècle, se restreint dans la deuxième moitié du XVe-première moitié du XVIe siècle, pour finalement se rencontrer principalement dans les sépultures privilégiées des classes sociales aisées.

En outre, sur l’ensemble de la période, on observe la récurrence des dépôts multiples dans les sépultures des personnages de haut rang. Le nombre de vase utilisés pour la cérémonie pourrait ainsi illustrer le statut du personnage. Sorte d’inégalité même dans la mort...


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