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Patrimoine

Affichage détaillé (Musée virtuel)


Formes à sucre

Orléans

Place Saint-Pierre-le-Puellier, Maison Dessaux

Matière

Chronologie

Datation contexte de découverte :
Maison Pierre-du-Lys, Maison Dessaux

Informations administratives

: 45 234 236

Site archéologique

Place Saint Pierre le Puellier
Pots à mélasse et formes à sucre découverts dans le quartier Dessaux, à Orléans (collection du Musée Historique et Archéologique de l'Orléanais, crédits : Pôle d'Archéologie, 2015).Schéma montrant la disposition de la forme à sucre posée sur le pot à mélasse (crédits : Pôle d'Archéologie, 2015).Exemples de formes à sucre découvertes dans la Maison dite de Pierre-du-Lys, rue Saint-Flou à Orléans (crédits : Pôle d'Archéologie, 2015).Exemples de pots à mélasse découverts dans la Maison dite de Pierre-du-Lys, rue Saint-Flou à Orléans (crédits : Pôle d'Archéologie, 2015).Exemple de réutilisation des formes à sucre comme mitre de cheminée, rue Jeanne-d'Arc à Orléans (crédits : Pôle d'Archéologie, 2015).

Au XVIIIe siècle, Orléans est le premier pôle raffineur de sucre en termes de quantité pour le royaume de France. On comptabilise à la fin du XVIIIe siècle, un trentaine de centres de raffinage. La canne à sucre provient des Antilles et transite depuis l’océan Atlantique, par la Loire.

Des poteries pour un usage industriel

De l’activité majeure de raffinage du sucre de canne à Orléans, entre le milieu du XVIIe et le milieu du XIXe siècle, les fouilles archéologiques en révèlent fréquemment les traces indirectes sous la forme de deux types de céramiques très caractéristiques produites en masse par les potiers orléanais. Il s’agit en premier lieu de formes coniques à pain de sucre, percées à la pointe d’un orifice permettant au sirop (mélasse) de s’écouler et ainsi au sucre de cristalliser. Ces cônes sont placés ouverture vers le bas sur des pots cylindriques revêtus intérieurement d’une glaçure imperméabilisante et surmontés d’un rebord annulaire. Ces récipients vont recueillir la mélasse qui s’écoule du cône.

Le quartier Dessaux

Le quartier Dessaux est le siège de l’une des plus importantes raffineries installées à Orléans : la raffinerie Jean Guignebaud créée en 1704. Il livre fréquemment ce type de vestige. Ce fut le cas lors des travaux conduits dans la maison dite de Pierre-du-Lys à l’angle de la rue Saint-Flou où les terrassements ont mis au jour plusieurs cônes estampés d’une fleur de lys correspondant à la marque du potier Paillet. Lors du diagnostic archéologique de la place Saint-Pierre-le-Puellier, un nombre important de pots à mélasse ont été retrouvés dans les greniers de la maison Dessaux, déposés là sans doute après avoir été découverts lors de travaux dans la cave.

Une seconde vie pour les céramiques de raffinage

Avec l’effondrement des raffineries orléanaises dans la première moitié du XIXe siècle, des milliers de céramiques devenues inutiles sont détournées de leur usage premier : les cônes une fois leur pointe découpée sont utilisés comme mitre de cheminée ; les pots à mélasse quant à eux sont employés comme moellons dans les murs. De nombreux exemplaires cassés sont simplement utilisés en matériaux de remblai.


 En savoir plus sur les raffineries de sucre à Orléans.


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