11 septembre 2026

Conférence de la SAHO "Origine et développement de l'église Saint-Marceau à Orléans : bilan de 30 ans de recherches (1995-2025)"

Vue vers le sud-est de l'église Saint Marceau sur un plan du 17e siècle (ADL 1 Fi 491 ; cliché : C. Thion, SAVO)
Vue vers le sud-est de l'église Saint Marceau sur un plan du 17e siècle (ADL 1 Fi 491 ; cliché : C. Thion, SAVO)

C. ALix, J. Mottier et C. Thion présentent le vendredi 11 septembre à 18h la communication suivante : 

Origine et développement de l'église Saint-Marceau à Orléans : bilan de 30 ans de recherches (1995-2025)

Résumé

Cette communication, centrée sur le pôle religieux de Saint-Marceau, s’appuie sur les données issues de cinq opérations archéologiques menées au gré des aménagements urbains sur une période de 30 ans.

Le site est localisé sur la rive sud de la Loire, en zone inondable, dans un quartier correspondant à un ancien faubourg d’Orléans dont l’origine est avérée depuis l’époque gallo-romaine. Un établissement chrétien est attesté par les textes dès le IXe siècle. Donné à l’abbaye de Micy-Saint-Mesmin à la fin du XIe siècle, son statut d’église prieurale est alors assuré.

Les premières traces archéologiques indiquent l’existence d’un cimetière médiéval et d’un bâtiment maçonné, probablement l’église. Vraisemblablement endommagée au cours de la guerre de Cent Ans, elle fait l’objet d’une reconstruction qui s’étire de la fin du XVe à la seconde moitié du XVIIe siècle, d’après les observations faites sur les vestiges conservés en élévation.

Les différentes études permettent aussi de saisir, durant la période moderne, les configurations et limites successives du prieuré et du cimetière paroissial, désaffecté au début du XIXe siècle. L’église est alors dans un tel état de dégradation qu’une reconstruction totale est privilégiée. Quelques vestiges sont cependant conservés et adaptés en bâtiments dépendant du nouveau presbytère.

Localisation : Salle des thèses, rue Pothier, Orléans
Plus d'informations sur les opérations archéologiques associées
Partager la page